• 7 aliments bons pour le cœur

    Bien manger est essentiel pour diminuer votre risque de souffrir de cardiopathie. Commencez par ces sept aliments que vous devriez consommer régulièrement.

    Par Richard Béliveau et Denis Gingras

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    Mangez bien, vivez longtemps

    Pour les personnes qui résistent au changement, l’idée de modifier leurs habitudes alimentaires, chose nécessaire pour prévenir la cardiopathie (de même que toutes les maladies chroniques), est souvent perçue comme une restriction incompatible avec leur qualité de vie. À l’instar de Woody Allen, elles pensent que «vous pouvez vivre jusqu’à cent ans si vous abandonnez toutes les bonnes choses qui font que vous aimeriez vivre jusqu’à cent ans».

    Mais, c’est loin d’être vrai. La prévention des maladies cardiaques n’est nullement incompatible avec le plaisir de manger; il est possible de consommer une grande variété d’aliments savoureux qui diversifieront votre palette alimentaire et vous apporteront de nombreux plaisirs gastronomiques. Voici quelques suggestions pour commencer.

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    Fruits et légumes

    Les résultats d’un nombre impressionnant d’études indiquent qu’une consommation élevée d’aliments d’origine végétale est associée à un risque moindre de souffrir de problèmes coronariens. C’est particulièrement vrai des légumes verts, des crucifères (chou, brocoli et leurs nombreux cousins) et des légumes riches en vitamine C. Plus spécifiquement, chaque portion de fruits et de légumes que vous prenez dans la journée diminue votre risque de maladies coronariennes d’environ 4%, ce qui est une excellente raison d’en consommer le plus souvent possible.

    Bien que tous les aliments d’origine végétale exercent un effet préventif sur les maladies cardiovasculaires, certains surpassent tous les autres. D’après les résultats d’études récentes, c’est le cas du brocoli. Ils confirment les observations d’une étude pilote montrant que la consommation de jeunes tiges de ce légume, à raison de 100 g par jour pendant une semaine, avait fait baisser le taux de cholestérol LDL (le «mauvais») et élevé le taux de cholestérol HDL (le «bon»). Les résultats d’une étude plus récente encore ont montré que le brocoli contribuait à améliorer la fonction musculaire cardiaque et à protéger contre les dommages causés par les radicaux libres.

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    Grains entiers

    Qui pourrait croire que le simple fait de remplacer le pain blanc par du pain de grains entiers pourrait faire baisser le risque de souffrir de maladie coronarienne et d’ACV de près de 40%? Et pourtant, c’est le cas.

    Les grains entiers font partie de ces aliments dont le remarquable effet préventif contre les maladies chroniques est largement sous-estimé. Nous sommes tellement habitués à la présence de farine raffinée dans nos produits à base de céréales que nous en venons à oublier que le raffinage entraîne une importante perte nutritionnelle. En fait, la plupart des nutriments du grain sont éliminés. En revanche, les grains entiers sont riches en antioxydants, minéraux, vitamines, composés phytochimiques et fibres, présents tant dans le son (couche externe) que dans le germe (couche sous le son). Il est de plus en plus clair que ces constituants agissent de manière synergique dans la prévention de la cardiopathie.

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    Fruits à coque (noix, noisette, amande, etc.)

    Nous devons absolument redécouvrir les fruits à coque, trop souvent écartés à cause de leur teneur en gras. Ce sont de remarquables sources de gras mono-insaturés et, à ce titre, ils sont particulièrement utiles pour la santé du système cardiovasculaire. Selon les résultats d’études, la consommation quotidienne d’une portion de fruits à coque fait baisser de 30% le risque de maladie coronarienne. L’effet est encore plus prononcé si on les prend à la place des produits transformés qui tiennent habituellement lieu de collation et sont riches en sucre, gras saturés et gras trans.

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    Poisson (oméga-3)

    La première indication des bienfaits associés aux oméga-3 est venue d’études menées auprès des Inuit du Groenland qui, en dépit d’une alimentation constituée exclusivement de la chair d’animaux marins, sont étonnamment peu touchés par la cardiopathie. La chair des animaux qui fait partie de leur alimentation, de même que celle de la plupart des poissons gras, comme le saumon, la sardine et le maquereau, contiennent de grandes quantités d’acide eicosapentaénoïque (EPA) et d’acide docosahexaeénoïque (DHA), deux acides gras oméga-3 à longue chaîne qui jouent un rôle majeur dans la prévention de certaines maladies coronariennes.

    Chez d’autres grands consommateurs de poisson, les Japonais par exemple, qui ingèrent près d’un gramme d’EPA et de DHA chaque jour, le taux de mortalité par maladie coronarienne est 90% plus faible que celui des habitants des régions ou l’on mange peu de poisson, en Amérique du Nord, notamment. Même en plus faibles quantités, ces acides gras exercent des effets protecteurs : la consommation de 250 à 500 mg d’EPA et de DHA chaque jour, soit l’équivalent d’une demi portion (100 g) de saumon, fait baisser le risque de mortalité par maladie coronarienne d’environ 40%.

    Les oméga-3 agissent rapidement : on a montré dans des études que les effets positifs d’une consommation régulière de poisson gras sur le cœur étaient visibles au bout de quelques semaines à peine. C’est particulièrement vrai pour l’arythmie, maladie souvent responsable de la mort subite.

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    Thé vert

    On a observé lors d’études récentes que les personnes qui buvaient au moins deux tasses (environ 500 ml) de thé vert par jour couraient 16% moins de risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire que celles qui en buvaient moins. Cet effet était particulièrement prononcé chez les femmes : le taux de mortalité avait baissé de 12% chez les hommes, mais de 23% chez les femmes; chez elles, l’effet protecteur est donc presque deux fois plus élevé. Il semble essentiellement attribuable à une diminution importante du taux de mortalité associé à la maladie coronarienne (25%) et, particulièrement, à l’ACV (60%).

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    Chocolat

    Lors d’une étude récente, on a montré que, chez ceux qui consommaient régulièrement du chocolat noir à 70% (environ 20 g par jour), la circulation sanguine était nettement meilleure alors qu’aucune amélioration n’a été observée chez ceux qui consommaient du chocolat transformé, c’est-à-dire ne contenant que très peu de pâte de cacao. Il semble que ses bienfaits soient attribuables à la libération, par les polyphénols qu’il contient, d’oxyde nitrique, messager chimique contribuant à dilater les artères, améliorant du coup la circulation et diminuant l’agrégation plaquettaire.

    Soulignons toutefois que, dans une étude antérieure, on a montré que le lait prévenait l’absorption par l’organisme des polyphénols présents dans le chocolat, neutralisant ainsi ses effets positifs. Le lait contient de grandes quantités de caséine, protéine qui interagit avec les polyphénols et prévient leur absorption par les intestins. Il est donc préférable de consommer du chocolat noir, et de ne pas prendre de lait en même temps. On a observé un phénomène semblable avec le thé : alors que sa consommation augmente sensiblement la dilatation des artères, l’ajout de lait neutralise ses effets positifs sur le système cardiovasculaire.

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    Vin rouge

    Le vin rouge est une boisson d’une grande complexité qui contient des centaines de composés chimiques. Cependant, on attribue généralement les effets positifs d’une consommation modérée de vin rouge au resvératrol. Cette molécule, qui ne se retrouve en grandes quantités que dans le vin rouge, exerce de nombreux effets positifs sur le système cardiovasculaire, notamment en limitant la formation de caillots sanguins qui pourraient obstruer les vaisseaux et causer éventuellement de graves problèmes.

    L’effet protecteur du vin rouge contre la cardiopathie est bien illustré par ce qu’il est convenu d’appeler le «paradoxe français» : les personnes qui en boivent régulièrement on un taux relativement faible de mortalité par cardiopathie, en dépit de la présence de nombreux autres facteurs de risque, notamment, l’usage du tabac, l’hypertension et l’hypercholestérolémie.

    Extraits tirés de La santé par le plaisir de bien manger, la médecine préventive au quotidien Copyright © 2009 par Richard Béliveau et Denis Gingras. Tous droits réservés. 


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