• Syrie :

    Poutine met

    la pression

    sur Washington

    Jeudi 12 Septembre 2013

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    Le président russe est toujours farouchement opposé à une intervention militaire en Syrie. © Reuters - Francois Lenoir

    Dans une tribune parue dans le New York Times jeudi, le président russe accuse les rebelles syriens d'être responsables de l'attaque chimique du 21 août pour provoquer l'intervention militaire des Etats-Unis. Toujours opposé à toute action contre Damas, Poutine met en garde Washington à quelques heures d'un sommet entre les deux pays.

    Alors qu'une rencontre entre le secrétaire d'Etat John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov doit avoir lieu jeudi et vendredi à Genève (Suisse), Vladimir Poutine a rédigé jeudi dans le New York Times une tribune (en anglais), mélange de leçon et d'avertissement pour Barack Obama.

    Dans son texte, le président russe accuse les rebelles d'être les responsables de l'attaque chimique du 21 août dans le but de "provoquer" une intervention militaire de Washington. Un recours à la force auquel s'oppose toujours le chef du Kremlin, qui écrit qu'une telle action en dehors du cadre du Conseil de sécurité de l'ONU serait "inacceptable" et "constituerait un acte d'agression".

    "Une attaque éventuelle de la Syrie par les Etats-Unis (...) fera des victimes innocentes et provoquera une escalade, risquant d'étendre le conflit loin au-delà des frontières de la Syrie".

    Poutine se veut également menaçant lorsqu'il affirme que des frappes contre Damas pourraient déclencher une "nouvelle vague de terrorisme, (saper) les efforts multilatéraux pour résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Proche-Orient et l'Afrique du Nord".

    "Confiance grandissante"

    Le président russe ne voit qu'une seule manière de gérer la crise qui secoue actuellement la communauté internationale : faire en sorte que "les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale saisissent l'occasion de la volonté du gouvernement syrien pour mettre son arsenal chimique sous contrôle international afin de le détruire".

    Mais sa tribune dans le New York Times ne se veut pas qu'une leçon de morale, Poutine saluant la "confiance grandissante" qui le lie à son homologue américain Barack Obama.

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    Mettre les armes chimiques syriennes sous séquestre

    Russes et Américains se retrouvent à partir de jeudi et jusqu'à vendredi à Genève pour travailler sur un projet de mise sous séquestre international de l'arsenal chimique de Damas.

    Avant de se rencontrer, Kerry et Lavrov ont convenu mercredi au téléphone d'avoir une "discussion réelle sur les mécanismes d'identification, de vérification et de destruction de l'arsenal d'armes chimiques (du président) Assad afin qu'il ne puisse plus jamais être utilisé".

    Ces rencontres américano-russes résultent du coup de théâtre diplomatique de Moscou qui avait proposé lundi à la Syrie de démanteler son stock d'armes chimiques sous supervision internationale. Un projet "réalisable, précis" et "concret" selon Sergueï Lavrov. De son côté, après avoir longtemps envisagé une intervention militaire, Washington ne verrait pas d'un mauvais œil une solution diplomatique pour sortir de la crise syrienne.

    ParPierrick de Morel


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