Saint-émilion (AOC)
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Saint-émilion |
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Désignation(s) |
Saint-émilion |
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Appellation(s) principale(s) |
saint-émilion |
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Type d'appellation(s) |
AOC-AOP |
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Reconnue depuis |
1936 |
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Pays |
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Région parente |
vignoble de Bordeaux |
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Sous-région(s) |
vignoble du Libournais |
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Localisation |
Gironde |
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Climat |
tempéréocéanique |
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Sol |
calcaireset argilo-calcaire |
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Superficie plantée |
5 400 hectares |
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Cépages dominants |
merlotN, cabernet francN et cabernet sauvignonN |
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Vins produits |
rouges |
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Production |
51 000 hectolitresen 2009 |
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Rendement moyen à l'hectare |
53 à 65 hectolitres par hectare au maximum |
Le saint-émilion est un vin rouge français d'appellation d'origine contrôlée (appellation d'origine protégée au niveau européen) produit autour de la ville de Saint-Émilion, faisant partie du vignoble de Bordeaux.
Située dans le Libournais, une importante région viticole, la juridiction de Saint-Émilion est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aire de production
Ses 5 400 hectares représentent 67,5 % de la superficie totale des communes productrices (Saint-Émilion, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Hippolyte, Saint-Étienne-de-Lisse, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Vignonet, et une partie de la commune de Libourne) et 6 % de l’ensemble du vignoble de Bordeaux.
Géologie
Saint-Émilion et ses satellites (Montagne, Puisseguin, Lussac, Castillon et Francs) occupent un plateau découpé par des vallons, dont les sommets sont formés de calcaires à Astéries datant du Rupélien (Oligocène supérieur) avec une épaisseur de 10 à 15 mètres marneux dans leur partie inférieure, avec des versants formés d'argiles vertes carbonatées (nodules blanchâtres) et de sables feldspathiques, puis des molasses du Fronsadais.
La partie méridionale de l'appellation saint-émilion descend les différentes terrasses sableuses et graveleuses : haute du Mindel, moyenne du Riss et basse du Würm (Pléistocène).
Assemblage
Les vins de Saint-Émilion sont des vins d'assemblage de différents cépages, les trois principaux étant le merlot (60 % de l'encépagement), le cabernet franc (ou bouchet, près de 30 %) et le cabernet sauvignon (environ 10 %).
Vignes de Clos Fourtet avec les rosiers plantés en bout de rang.
Classement
Historique
Palais cardinal de Saint-Émilion ; du XIIe siècle, il ne reste qu’un mur intégré dans le mur d’enceinte de la ville.
En créant le premier syndicat viticole de France en décembre 1884, soit quelques mois après la légalisation des syndicats, les viticulteurs et la commune de Saint-Émilion expriment leur désir de s'unir face aux difficultés. L'association s'est en effet révélée probante dans la lutte contre le phylloxéra en particulier. Mais les viticulteurs veulent aussi par ce biais défendre ensemble l'appellation saint-émilion. Toutefois, en 1890, est créé le syndicat groupant sept autres communes : celui-ci revendique le droit à l'appellation en s'appuyant sur l'argument que ces sept communes font partie de l'ancienne juridiction de Saint-Émilion (Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Étienne-de-Lisse, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Pey-d'Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens et Vignonet). Ce n'est qu'en 1914 que le syndicat de Saint-Émilion fusionne avec ce second syndicat, reconnaissant par-là la légitimité de sa revendication.
Depuis 1936, un décret définit l'aire de production des appellations d'origine contrôlée de Saint-Émilion au nombre de quatre jusqu'en 1989. Depuis 1984, la législation européenne impose que les aires d'appellation soient strictement délimitées entre elles, à moins d'être réduites au nombre de deux. Pour éviter de rendre l'appellation trop rigide, et devant la complexité d'une telle tâche, il a été décidé qu'il n'y aurait plus que deux appellations d'origine contrôlée : saint-émilion et saint-émilion grand cru.
Afin de dynamiser l’économie locale, permettre l’installation et le développement des entreprises du territoire, des actions partenariales ont été mise en place, en particulier par l’intermédiaire du pays du Libournais et de la Chambre du commerce et de l’industrie de Libourne (CCIL).
Nouveau classement de Saint-Emilion : les résultats définitifs
Très attendu depuis le classement contesté de 2006, le nouveau classement de Saint-Émilion a été officiellement annoncé ce jeudi.
Aucun Premier Grand Cru n'est relégué.
Deux châteaux font leur entrée en tête de tableau (Premier Grand Cru classé A) : Angélus et Pavie.

Les résultats du classement de Saint-Émilion 2012.
L'attente devenait insoutenable ! larvf.com vous a dévoilé en direct, le nouveau classement de Saint-Émilion ! En voici la mouture définitive. La Grande surprise vient de Château MAGDELAINE, qui ne fait plus partie du classement.
-Premier Grand Cru Classé A
Château ANGELUS (promu)
Château AUSONE (maintenu)
Château CHEVAL-BLANC (maintenu)
Château PAVIE (promu)
-Premier Grand Cru Classé B
Château BEAUSÉJOUR (DUFFAU-LAGARROSSE) (maintenu)
Château BEAU-SÉJOUR BÉCOT (maintenu)
Château BELAIR-MONANGE (maintenu)
Château CANON (maintenu)
Château CANON-LA-GAFFELIÈRE (promu)
Château FIGEAC (maintenu)
Clos FOURTET (maintenu)
Château LA GAFFELIÈRE (maintenu)
Château LARCIS-DUCASSE (promu)
Château LA MONDOTTE (promu)
Château PAVIE-MACQUIN (maintenu)
Château TROPLONG-MONDOT (maintenu)
Château TROTTEVIELLE (maintenu)
Château VALANDRAUD (promu)
> Château MAGDELAINE sort du classement car il fusionne avec BELAIR-MONANGE.
> Châteaux CURÉ-BON et MATRAS sortent du classement après leur rachat par Château CANON.
- Grand cru classé
Château L'ARROSÉE (maintenu)
Château BALESTARD-LA-TONNELLE (maintenu)
Château BARDE-HAUT (promu)
Château BELLEFONT-BELCIER (maintenu)
Château BELLEVUE (maintenu)
Château BERLIQUET (maintenu)
Château CADET-BON (maintenu)
Château CAPDEMOURLIN (maintenu)
Château LE CHÂTELET (promu)
Château CHAUVIN (maintenu)
Château CLOS DE SARPE (promu)
Château LA CLOTTE (maintenu)
Château LA COMMANDERIE (promu)
Château CORBIN (maintenu)
Château CÔTE DE BALEAU (promu)
Château LA COUSPAUDE (maintenu)
Château COUVENT DES JACOBINS (maintenu)
Château DASSAULT (maintenu)
Château DESTIEUX (maintenu)
Château LA DOMINIQUE (maintenu)
Château FAUGÈRES (promu)
Château FAURIE DE SOUCHARD (maintenu)
Château DE FERRAND (promu)
Château FLEUR-CARDINALE (maintenu)
Château LA FLEUR MORANGE (promu)
Château FOMBRAUGE (promu)
Château FONPLÉGADE (maintenu)
Château FONROQUE (maintenu)
Château FRANC-MAYNE (maintenu)
Château GRAND CORBIN (maintenu)
Château GRAND CORBIN-DESPAGNE (maintenu)
Château GRAND-MAYNE (maintenu)
Château LES GRANDES MURAILLES (maintenu)
Château GRAND-PONTET (maintenu)
Château GUADET (maintenu)
Château HAUT-SARPE (maintenu)
Clos des JACOBINS (maintenu)
Château JEAN FAURE (promu)
Château LANIOTE (maintenu)
Château LARMANDE (maintenu)
Château LAROQUE (maintenu)
Château LAROZE (maintenu)
Clos la MADELEINE (promu)
Château LA MARZELLE (maintenu)
Château MONBOUSQUET (maintenu)
Château MOULIN DU CADET (maintenu)
Clos de L'ORATOIRE (maintenu)
Château PAVIE-DECESSE (maintenu)
Château PEBY-FAUGÈRES (promu)
Château PETIT-FAURIE-DE-SOUTARD (maintenu)
Château de PRESSAC (promu)
Château LE PRIEURÉ (maintenu)
Château QUINAULT L'ENCLOS (promu)
Château RIPEAU (maintenu)
Château ROCHEBELLE (promu)
Château SAINT-GEORGES-CÔTE-PAVIE (maintenu)
Clos SAINT-MARTIN (maintenu)
Château SANSONNET (promu)
Château La SERRE (maintenu)
Château SOUTARD (maintenu)
Château TERTRE-DAUGAY (maintenu)
Château LA TOUR-FIGEAC (maintenu)
Château VILLEMAURINE (maintenu)
Château YON-FIGEAC (maintenu)
> Château HAUT-CORBIN a été classé Grand Cru mais fusionne, avec l'avis de la commission, avec château GRAND-CORBIN.
> Château CADET-PIOLA sort du classement car il fusionne avec château SOUTARD.
> Château BERGAT sort du classement car il est intégré dans le château TROTTEVIEILLE.
> Château LA CLUSIÈRE sort du classement car il fusionne avec château PAVIE.
Échaudé par le dramatique épisode juridique qui avait suivi la publication du classement de 2006, conduisant finalement à son invalidation, la commission de classement de Saint-Émilion et l’INAO (institut national des appellations d’origine contrôlée) ont bien pris le soin cette fois-ci de ne se fâcher avec personne, en tous cas personne d'important. En effet, la pluie de promotions annoncée hier lors de la publication du classement 2012 réjouit à peu près tout le monde.
L’entrée dans le classement (voir le classement de Saint-Emilion) directement au rang de 1er grand cru classé B de La Mondotte et de Valandraud, la promotion à ce même titre de Canon-La-Gaffelière et de Larcis-Ducasse, et surtout la distinction suprême accordée à Pavie et Angélus (une première depuis la création du classement en 1955), qui rejoignent Cheval Blanc et Ausone au sommet de la hiérarchie (1er grand cru classé A), sans que, dans le même temps, personne ne soit sanctionné, nous ramène aux plus belle heures de « l’École des Fans » de Jacques Martin.
Même constat à l’échelon inférieur, celui des grands crus classés, où les promotions de Le Chatelet, Ferrand, Quinault l’Enclos, Rochebelle, Faugères, Barde-Haut, Fombrauge, Pressac, Jean Faure et quelques autres donnent là-aussi le sentiment que la commission n’a voulu froisser personne
Certes, certains crus disparaissent bien du classement, mais loin d’avoir été sanctionnés, ils ont en réalité été fusionnés avec d’autres. Ainsi, Magdelaine a été intégré dans Bélair-Monange, Bergat dans Trottevieille, Cadet-Piola dans Soutard, Curé-Bon dans Canon ou encore la Clusière dans Pavie. Au total, seuls 8 postulants au classement n’ont pas été retenus, parmi lesquels la Tour du Pin Figeac, Corbin-Michotte ou encore Croque-Michotte. Les propriétaires de ce dernier, la famille Carle, qui avait déjà été à l’origine de l’action aboutissant à l’invalidation du classement de 2006, promet une nouvelle bataille juridique : « On a voulu nous faire payer ce que nous avons fait en 2006 et nous ne nous laisserons pas faire », explique Lucile Carle.
Autres mécontents, Éric d’Aramont dont le célèbre château Figeac n’accède pas au rang de 1er grand cru classé A, que sa famille convoite depuis 50 ans, ou l’industriel Clément Fayat qui se voit refuser la promotion de La Dominique.
UNE VALORISATION EXCEPTIONNELLE
C’est certainement la conséquence immédiate la plus spectaculaire de la publication de ce nouveau classement. Le vignoble de Saint-Émilion vient de créer de la valeur, beaucoup de valeur. Le prix des bouteilles des principaux promus ne devrait pas exploser dans l’immédiat, car il était déjà bien intégré par le marché : Pavie et Angélus étaient de loin les plus chers des premiers grands crus classés B et La Mondotte ou Valandraud se vendaient au prix de premiers depuis longtemps.
En revanche, le foncier, lui, vient d’exploser. En accédant au rang de 1er grand cru classé, des propriétés telles Valandraud ou Larcis-Ducasse réalisent une culbute spectaculaire. Le coup le plus impressionnant étant celui réalisé par le brillant Jean-Luc Thunevin dont Valandraud, à l’origine du mouvement des vins de garage, fut créé ex-nihilo à partir de 0,6 hectares de vignes au début des années 90 avant de s’étendre à Saint-Etienne de Lisse pour atteindre aujourd’hui une dizaine d’hectares. Et que dire des conséquences pour Pavie ou Angélus à qui la promotion au rang de 1er grand cru classé A confère un nouveau statut. Désormais c’est le champagne qui va couler à flot dans les rues de Saint-Émilion !